Pourquoi ce titre me direz vous ?
D'abord parce qu'il faut bien un titre accrocheur;
Ensuite c'est pour celui qui voudra " se creuser les méninges " afin d'obtenir une réponse. (Si, si, il y en a encore des intellectuels !!!).
Et bien, la réponse n'est pas facile à trouver encore moins à définir car le mot " Cathexis " est un mot qui sort du vocabulaire psychologique donc un peu barbare pour certains ou indéfinissable pour d'autres.
Toutefois, on peut essayer de dire que c'est La Doctrine des Pulsions (même si en psychanalyse cette doctrine est encore un domaine obscur !).
Le principe de plaisir originel subit au cours de l'évolution une modification par la prise en considération du monde extérieur (principe de réalité), l'appareil psychique apprenant à différer les satisfactions du plaisir et à supporter pendant un certain temps, les sensations de déplaisir. (Réf. : principe du plaisir-déplaisir).
L'appareil psychique se divise en un " Ça " qui est le porteur des motions pulsionnelles, le " Moi " qui constitue la partie la plus superficielle du " Ça ", modifiée par l'influence du monde extérieur, et un " Surmoi " qui, sorti du " Ça ", domine le moi et représente les inhibitions de la pulsion, caractéristiques de l'homme. (Réf. : les pulsions du moi dont le but est l'affirmation de soi et les pulsions d'objet qui ont pour contenu la relation à l'objet où est cachée l'expression de la force d'Éros qu'on appelle " libido ").
La qualité de la conscience a elle aussi sa référence typique, les processus du " Ça " sont absolument inconscients, la conscience est la fonction de la couche la plus externe du " Moi ", destinée à percevoir le monde extérieur.
Une explication est nécessaire pour éclaircir tout cela :
La psychanalyse repose sur l'observation des faits de la vie psychique, c'est pourquoi sa superstructure théorique est encore incomplète et prise dans un bouleversement incessant.
De plus, il ne faut pas s'étonner que la psychanalyse, qui à l'origine ne voulait expliquer que des phénomènes psychiques pathologiques, ait fini par développer une psychologie de la vie psychique normale. Cela s'est avéré légitime lorsqu'on découvrit que les rêves et les actes manqués d'hommes normaux ont le même mécanisme que les symptômes névrotiques. La psychanalyse avait tout d'abord à élucider les affections névrotiques.
Donc on peut résumer en trois points cette doctrine :
1. du refoulement,
2. des pulsions sexuelles (qui sont investies de quantité d'énergie qu'on appelle " cathexis ")
3. du transfert
Sophie MICHEL